Skip links

Un revenu de base pour chacun ? Il dit oui

Un revenu de base pour chacun ? Il dit oui

J‘étais un peu perdu. Lorsque je me suis rendu compte que la vie était centrée sur l’argent et que c’était le critère de décision majeure pour chacun, que «  gagner sa vie  », c’était ce critère, je me suis dit : autant devenir trader ou agent immobilier. Mais au final, je me rends compte que je ne voulais pas ça. Je suis musicien et pour développer le groupe, j’étais amené à avoir de l’argent, toujours plus.

Mickaël Laclé a plusieurs cordes à son arc, comme beaucoup de jeunes. Mais il a aussi, comme eux, un regard sceptique sur le monde du travail et regarde les plus âgés, chômeurs ou non, mais désespérés, oui, souvent : « Le mot travail vient du latin  » torture ». Vous croyez qu’on ne peine pas, aujourd’hui, nous, les jeunes trentenaires ? Et puis le travail n’est pas toujours rémunéré. Il peut être bénévole et là, on a des choses à créer. »

Et le financement ?

Alors, il s’est tourné vers Internet où des sites l’ont renvoyé vers l’ICE (Initiative Citoyenne Européenne) qui parlait du revenu de base et d’une pétition officielle lancée en 2013. Initiative soutenue en France par le MFRB (Mouvement français pour un revenu de base) : « On est plusieurs centaines actuellement. Je suis l’un des coordinateurs. »
Le revenu de base, on en parle beaucoup : au Brésil, il est question de la « renda basica de citadania » que les politiques étudient ; en Finlande, il est question de l’expérimenter… Mickaël fait des interventions un peu partout pour expliquer et lance des démarches locales : « En mai dernier, il y a eu un colloque au Sénat avec ses parlementaires, des économistes et des journalistes. »
Une utopie ? « Pas forcément. L’idée progresse. Chez les Verts, à Nouvelle Donne. Il y a des sympathisants dans tous les partis. Pas toujours pour les mêmes raisons. Faut voir… »
Ce qui fait consensus : le revenu de base est un droit universel, individuel et inaliénable, cumulable : « Il ne remet pas en cause le salaire. Mais on n’aurait plus besoin de RSA, de primes pour l’emploi… »Et le financement ? « Il doit être défini démocratiquement. »Soit par une création monétaire ( « On a bien trouvé des milliards pour soutenir les banques ») ou par un levier fiscal, un impôt de ceux qui ont plus pour ceux qui ont moins.
Concernant le montant de ce revenu de base, « il serait modeste mais symbolique. »Lui propose autour de 700 €. A donner dès l’enfance, (le tiers du montant), ou donné à 18 ans en entier, ou mixte, en partie aux parents et une partie à la majorité. Pour Mickaël, on ne change pas les mentalités comme ça, mais la robotisation, l’automatisation du travail va supprimer beaucoup encore d’emplois et il faudra bien trouver une solution : « On aura plus de marges de manœuvres dans nos actions. Pour se lancer aujourd’hui, c’est dur. On dit que ça va créer de la paresse. Vous ne croyez pas que les paresseux existent déjà ? Le Revenu de base permettra de se poser les bonnes questions. L’idée existait déjà au XVIII eaprès la Révolution, des humanistes parlaient alors de «  justice  » »…

Contact : tours-revenudebase.info (local) ; revenudebase.info (national)

Leave a comment

Name*

Website

Comment